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SALUT L’ARTISTE


Saltimbanque hors de prix
Danseuse entretenue
Tu ne sers, mon ami
A rien !

Il te faut quelques planches
Etre sous la lumière
Courir après la gloire
Pour rien !

Tu crois à tous tes rêves
Pour des applaudissements
Tu renierais ta mère
Pas bien !

Tu te sens tout puissant
Tant que le succès dure
Sinon tu te retrouves
Sans rien !

Refrain :

Salut l’artiste
Seul avec le matador
A entrer sur la piste
Dans ton costume d’or
Salut l’artiste
Chanteur ou comédien
Le taureau dans la salle
Attends la mise à mort.

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Paradoxe étonnant
Pour toi faire fortune
La perdre en un instant
N’est rien !

Tu as beaucoup d’amis
Sur les doigts d’une main
Tu pourrais les compter
Les tiens !

L’amour pour toi s’est tout
Tu confonds tour à tour
Le théâtre et la vie
En vain !

Pourtant tu es utile
Dans la vie de chacun
Nécessaire et futile
C’est bien !

Refrain.

RENCONTRE


Tu m’avais dit je pars
Quand on s’est rencontré
Peur de moi peur de tout
Tu avais l’air d’un loup
J’ai caresse les mots
Pour pouvoir t’approcher.

Je pleurais en musique
Quand tu es arrivé
J’avais beaucoup cherché
Cette attention pudique
Ma peur d’être écoutée
Epargnée sans critique.

Pour m’apprendre à chanter
Tu me tournais le dos
Pour mieux être avec moi
Tu semblais t’absenter
Tu savais qu’il fallait
Que je ne te vois pas.

Tu traversais Paris
Pour me faire respirer
Toi qui avais perdu
Le chemin de ta vie
Tu me rendais la mienne
Mon amour mon ami.

Un soir je suis restée
Tout près de toi blottie
Dans cet atelier noir
Ta voix m’a fait pleurer
Tu chantais doucement
A ma peau ton désir.

Refrain :

Combien de temps faut-il
A un enfant perdu
Pour rencontrer quelqu’un
Qui sache apprivoiser
Effacer les chagrins
Combien de temps faut-il
A attendre inutile
Ce moment d’absolu
Où mon souffle et le tien
On put se reconnaître.

 
SEUL


Toujours ce sentiment
De ne pas être seul
N’être qu’un instrument
Dans les mains d’un sculpteur.

Douleur du temps présent
Le couteau de l’artiste
Qui trace au fond, dedans
Un sillon une piste.

Du jour jusqu’au suivant
Tu écris ton histoire
Convaincu d’être unique
Personne ne peut savoir.

Tu crois tout détenir
Survient la grande peur
Affolé tout en pleurs
Il faut te faire bénir.

Pourtant regarde bien
Et le marbre et l’artiste
Savent-ils exactement
Si la pierre va parler.

Et si au fond, dedans
Le marteau et ton cœur
Battaient en même temps
Inventaient le sculpteur.

Refrain :

Pourtant la pluie s’arrête
Il fait moins froid soudain
Un sourire, une main
Le hasard ou quelqu’un
Change la destinée
Un seul coup a suffit
Du marteau du sculpteur
Pour embellir la vie.